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Lundi 4 mai

Introduction

Chers frères et sœurs il m’est arrivé parfois de me trouver dans des lieux où la différence prêtre – laïc était vécue de manière très douloureuse. Du fait que par notre baptême nous sommes tous prêtres, certain se demandaient légitimement pourquoi on devrait maintenir alors la différence prêtre – laïc.

Ce matin je ne voudrai pas vous parler spécifiquement de cela, de la différence prêtre – laïc, mais plutôt revenir au sens du mot pasteur. Par notre baptême nous sommes tous prêtres (pasteur), certes, mais cette affirmation n’est pas là d’abord pour nous donner une place dans une hiérarchie mais est un appel, et même une exigence, à avoir dans notre vie quotidienne une attitude spécifique précise : celle du bon Pasteur. Être un « pasteur » ce n’est pas d’abord une place hiérarchique mais une attitude très concrète.

L’attitude du bon pasteur

Quelle est cette attitude spécifique du bon pasteur ? Pour Jésus, le bon pasteur est celui qui aime ses brebis au point d’être capable de donne sa vie pour elle.

Vous me direz que « donner sa vie » c’est le propre de l’amour cela ne concerne pas simplement une attitude liée aux pasteurs. Mais Jésus précise cette spécificité en parlant de ce qui est l’inverse du bon pasteur : le mercenaire. « Le berger mercenaire n’est pas le pasteur, les brebis ne sont pas à lui : s’il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s’enfuit ».

Le bon pasteur contrairement au mercenaire est capable de mettre sa vie en danger pour secourir les brebis. Ainsi, le bon pasteur est celui qui est capable d’accepter de perdre sa sécurité non pas pour lui mais pour les autres. Vous voyez le contraire d’une attitude d’un bon pasteur est de se dire que les brebis n’ont qu’à se débrouiller et que cela ne nous concerne pas. Le bon pasteur est celui qui est capable de prendre sur lui des dangers, des risques, des inconforts qui ne le concernent pas d’abord lui.

Vivre cela au quotidien

Par notre baptême nous sommes tous invités à être pasteur, et donc je le répète : nous sommes invités à vivre cette réalité dans notre vie quotidienne : prendre des risques, sortir de ses sécurités à cause des autres. Le pape résume cela lorsqu’il nous appelle à sortir de notre « divan ».

Pour devenir pasteur, la question que nous devons donc nous poser est de savoir quelles sont les fois où nous nous sommes sentis suffisamment responsable de quelqu’un au point de changer nos habitudes, notre confort, au point de perdre notre sécurité pour lui ? 

Conclusion

Oui chers amis nous sommes bien tous pasteurs, où en tout cas nous sommes bien invités à le devenir, c’est-à-dire à découvrir cette manière particulière d’aimer. Être pasteur n’est pas d’abord une hiérarchie mais une attitude dont il tient qu’à nous de pouvoir la vivre au jour le jour. Pour ceux qui osent emprunter cette route, ils y découvriront alors aussi une joie d’une couleur et d’une tonalité particulière et je souhaite de tout cœur que tous puisse un jour la connaître.  

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