Samedi 7 novembre

Chers frères et sœurs,

L’évangile que nous avons aujourd’hui forme une unité avec celui que nous avions hier. Que ce soit hier avec l’intendant malhonnête, ou aujourd’hui avec « l’argent malhonnête » en tirer la conclusion que l’argent est une mauvaise chose serait une lecture simpliste. Nous focaliser sur cela nous ferait passer me semble-t-il à côté du cœur de cet Evangile : notre relation à Dieu.

Pour évoquer l’argent Jésus emploie le terme « Mammon » qui désigne la richesse comme une idole à laquelle nous sacrifierions tout pour notre réussite. Lorsqu’il parle d’argent malhonnête, Jésus évoque l’argent en tant qu’il peut détourner de Dieu le cœur de l’homme. Il s’agit donc bien de prendre l’argent pour ce qu’il est : un moyen et non une fin. Pour nous la fin ultime de toute chose c’est Dieu.

Lorsque le Christ nous dit que nous ne pouvons servir deux maitres, Dieu et l’argent, il développe deux couples de mots : « aimer » et « haïr » d’une part ; « s’attacher » et « mépriser » d’autre part. Il semble mettre en avant deux aspects importants du fait de servir : aimer et s’attacher. Dans l’appel pressant que le Christ nous lance à servir Dieu, le cœur du message est l’amour inconditionnel que nous devons avoir pour Dieu. Ce que nous retrouvons lorsque Jésus dit « là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur » (Mt 6, 21).

Si hier le Christ évoquait un intendant c’est pour montrer à ses disciples, pour nous montrer, que nous sommes ses intendants. En marchant à la suite du Christ, le disciple est appelé à servir Dieu, c’est-à-dire à le mettre au cœur de sa vie. Le disciple est appelé à aimer Dieu et à témoigner de l’amour qu’il reçoit de Dieu.

Une fois que nous avons dit cela nous savons où nous devons aller mais pas nécessairement comment y parvenir. La collecte de ce jour (« Dieu de puissance et de miséricorde, c’est ta grâce qui donne à tes fidèles de pouvoir dignement te servir ») donne la clé pour y arriver. La bonne nouvelle frères et sœurs, c’est que nous ne sommes pas seuls. Dieu lui-même nous aide pour que nous puissions l’aimer. Nous ne le faisons pas par nos propres forces, mais avec l’aide de Dieu. A nous de reconnaitre que comme le dit Paul nous pouvons tout en celui qui nous donne la force (Ph 4, 13), voire même que nous ne pouvons tout qu’en celui qui nous donne la force.

Ainsi frères et sœurs, nous pouvons demander à Dieu l’humilité de reconnaitre que nous avons besoin de Lui pour l’aimer de tout notre cœur. Amen.

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